Dans le sillage des Bourses asiatiques, qui ont dévissé jusqu’à 4,49 % pour Tokyo, les places européennes ont clôturé en baisse, lundi 3 mars. Paris a perdu 1 %, Francfort 0,86 % et Londres 1,12 %, poursuivant leur glissade entamée jeudi et vendredi. Quant à Wall Street, elle a également ouvert en baisse de 0,35 %.

Le pessimisme des investisseurs, en Europe comme en Asie, a été attisé par la vigoureuse remontée de l’euro et du yen face au dollar, qui pénalise les exportateurs de ces deux zones, ainsi que par les nouveaux records atteints par le pétrole. Vers 16 heures, le billet vert ne valait plus que 103,23 yens, proche de son plus bas niveau en plus de trois ans, tandis que l’euro se situait à un niveau record de 1,5274 dollar.

L’OR, VALEUR REFUGE

Le baril de light sweet crude pour livraison en avril a atteint 103,95 dollars, sur le marché à terme de matières premières de New York, le New York Mercantile Exchange (Nymex), et le baril de brent s’échangeait à 102,29 dollars à Londres, dépassant pour la première fois le seuil des 102 dollars.

Signe de l’inquiétude des marchés, l’once d’or a lui aussi battu des records, lundi, s’établissant sur le London Bullion Market, à 988,70 dollars, tandis que l’once d’argent touchait un niveau plus haut depuis son record de janvier 1980 (38,26 dollars) en dépassant les 20 dollars pour atteindre 20,44 dollars. La chute du dollar et la hausse du pétrole augmentent les risques d’inflation et poussent les investisseurs vers les placements “anti-inflation” que sont les métaux précieux.

Par ailleurs, une série de mauvais chiffres sur l’économie américaine sont venus alimenter les inquiétudes de ralentissement mondial, alors que la flambée des prix des matières premières limite la marge de manœuvre des banques centrales.